DPE 2026 : une réforme qui rebat les cartes pour les propriétaires
Le DPE 2026 marque un tournant pour des centaines de milliers de propriétaires. Depuis le 1er janvier 2026, le diagnostic de performance énergétique applique un nouveau mode de calcul pour les logements chauffés à l'électricité, le DPE collectif est devenu obligatoire dans toutes les copropriétés, et le calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques poursuit sa route avec l'échéance des logements classés F en 2028. Pour les propriétaires de Champigny-sur-Marne, du Val-de-Marne et plus largement d'Île-de-France, ces évolutions changent concrètement la donne : certains logements sortent automatiquement du statut de passoire thermique, tandis que d'autres doivent engager des travaux de rénovation énergétique sans tarder. Dans cet article, BTPNE, entreprise tous corps d'état certifiée RGE, fait le point sur ce qui a changé et sur les travaux les plus efficaces pour améliorer votre étiquette énergétique.

Nouveau calcul du DPE : ce qui a changé au 1er janvier 2026
La principale nouveauté de la réforme concerne le coefficient de conversion en énergie primaire de l'électricité. Jusqu'à fin 2025, chaque kilowattheure d'électricité consommé était compté avec un coefficient de 2,3 dans le calcul du DPE. Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient est abaissé à 1,9. Concrètement, un logement chauffé à l'électricité voit sa consommation conventionnelle d'énergie primaire diminuer d'environ 17 % sur le papier, sans qu'aucun travaux n'ait été réalisé.
Cette correction vise à rétablir l'équilibre entre les énergies : l'électricité française, largement décarbonée, était jusqu'ici pénalisée par rapport au gaz ou au fioul. Résultat de cette évolution réglementaire : environ 850 000 logements sont sortis automatiquement de la catégorie des passoires thermiques (étiquettes F et G) au 1er janvier 2026. Point important à retenir : aucun logement ne voit son étiquette se dégrader avec ce nouveau calcul. Soit votre classement s'améliore, soit il reste identique.
Pour les propriétaires dont le DPE a été réalisé avant 2026, il n'est pas nécessaire de refaire un diagnostic complet : une attestation de nouvelle étiquette peut être téléchargée sur l'observatoire de l'ADEME à partir du numéro du DPE existant. Ce document officiel suffit pour justifier de la nouvelle classe énergétique auprès d'un locataire, d'un notaire ou d'une banque.
Êtes-vous toujours en passoire thermique ? Les bons réflexes
Avant d'engager des travaux, la première étape consiste à vérifier votre situation réelle. Trois cas de figure se présentent pour les propriétaires du Val-de-Marne.
- Votre logement est chauffé à l'électricité (convecteurs, radiateurs, plancher chauffant électrique) : récupérez votre attestation de nouvelle étiquette. Un logement classé F à quelques kilowattheures près peut être passé en E, ce qui repousse l'échéance d'interdiction de location de 2028 à 2034.
- Votre logement est chauffé au gaz ou au fioul : le nouveau coefficient ne change rien pour vous. Si votre bien est classé F ou G, l'horizon réglementaire reste inchangé et les travaux demeurent la seule voie de sortie.
- Votre DPE date d'avant juillet 2021 : il n'est plus valide. Un nouveau diagnostic est indispensable, comptez entre 100 et 250 euros selon la surface du logement en Île-de-France.
Chez BTPNE, nous constatons sur le terrain, à Champigny-sur-Marne comme à Créteil ou Saint-Maur-des-Fossés, que de nombreux propriétaires surestiment ou sous-estiment leur classement. Une lecture attentive du rapport DPE, et notamment des recommandations de travaux qu'il contient, permet de bâtir une stratégie de rénovation cohérente et de prioriser les postes les plus rentables.
Location : le calendrier des interdictions à bien connaître
La loi Climat et Résilience a instauré un calendrier progressif d'interdiction de location des logements énergivores, qui s'applique pleinement en Île-de-France où le parc ancien est important.
- Depuis le 1er janvier 2025 : tous les logements classés G sont interdits à la location pour les nouveaux baux.
- Au 1er janvier 2028 : l'interdiction s'étend aux logements classés F.
- Au 1er janvier 2034 : les logements classés E seront à leur tour concernés.
Un logement frappé d'interdiction est considéré comme indécent au sens de la loi : le locataire peut exiger des travaux, demander une réduction de loyer devant le juge, et le propriétaire ne peut plus augmenter le loyer. Dans le Val-de-Marne, où les maisons des années 1930 à 1970 et les appartements en copropriété d'avant 1975 sont nombreux, notamment à Champigny-sur-Marne, Nogent-sur-Marne ou Vitry-sur-Seine, l'échéance 2028 approche vite : un projet de rénovation énergétique complet demande souvent 6 à 12 mois entre l'audit, le montage des aides et la réalisation des travaux. Anticiper dès 2026 est donc la meilleure stratégie pour les bailleurs.
DPE collectif : la nouvelle obligation des copropriétés
Autre volet de la réforme entré en vigueur au 1er janvier 2026 : le DPE collectif est désormais obligatoire pour toutes les copropriétés à usage d'habitation, y compris les plus petites. Le calendrier s'est déroulé en trois temps : les copropriétés de plus de 200 lots depuis 2024, celles de 51 à 200 lots depuis 2025, et celles de 50 lots au maximum depuis le 1er janvier 2026.
Ce diagnostic, réalisé à l'échelle de l'immeuble entier, évalue la performance énergétique du bâtiment, l'état de l'isolation, des menuiseries et des systèmes collectifs de chauffage et de ventilation. Il débouche sur des recommandations de travaux chiffrées qui alimentent ensuite le plan pluriannuel de travaux de la copropriété. Comptez entre 1 000 et 5 000 euros selon la taille de l'immeuble.
Pour les syndics et conseils syndicaux du Val-de-Marne, c'est l'occasion de planifier intelligemment isolation des façades, réfection de toiture ou remplacement des menuiseries communes. Notre article sur les travaux en copropriété et les autorisations à connaître détaille les règles de majorité applicables à chaque type de chantier.
Quels travaux pour gagner des classes énergétiques ?
Sortir du statut de passoire thermique ou viser une étiquette C ou D repose sur une logique simple : isoler d'abord, ventiler ensuite, chauffer efficacement enfin. Voici les postes prioritaires et les fourchettes de prix constatées en 2026 en Île-de-France.
- Isolation des combles perdus : le geste le plus rentable, entre 25 et 70 euros par mètre carré. Jusqu'à 30 % des déperditions de chaleur passent par la toiture.
- Isolation thermique des murs : par l'intérieur, comptez 70 à 120 euros par mètre carré ; par l'extérieur, 150 à 250 euros par mètre carré avec ravalement intégré. C'est le levier le plus puissant pour gagner une à deux classes.
- Remplacement des fenêtres : 400 à 1 000 euros par fenêtre en double vitrage performant, pose comprise.
- Ventilation : une VMC simple flux hygroréglable coûte entre 1 500 et 3 000 euros installée, une double flux entre 4 000 et 8 000 euros.
- Chauffage : le passage d'une vieille chaudière à une pompe à chaleur air-eau représente un budget de 12 000 à 18 000 euros avant aides, avec un impact très fort sur l'étiquette.
L'isolation thermique reste la pierre angulaire de toute rénovation énergétique réussie : un système de chauffage performant dans un logement mal isolé ne fera jamais gagner les classes espérées. Pour approfondir le sujet, consultez notre guide sur l'isolation thermique et les obligations de la RE2020 ainsi que notre comparatif pour changer de chauffage en 2026 avec une pompe à chaleur.
Quelles aides pour financer vos travaux en 2026 ?
En 2026, MaPrimeRénov' demeure le pilier du financement avec une enveloppe de 3,6 milliards d'euros. Le parcours accompagné, dédié aux rénovations d'ampleur, est désormais recentré sur les logements classés E, F ou G, avec l'exigence d'un gain d'au moins deux classes énergétiques. Les primes peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros pour les ménages modestes, et le dispositif se cumule avec les Certificats d'Économies d'Énergie et l'éco-prêt à taux zéro.
Condition incontournable : faire appel à une entreprise certifiée RGE, comme BTPNE. Sans cette certification, aucune aide publique n'est mobilisable. Le département du Val-de-Marne et plusieurs communes, dont Champigny-sur-Marne et Maisons-Alfort, proposent par ailleurs des subventions locales complémentaires. Pour un panorama complet des dispositifs, montants et démarches, consultez notre guide MaPrimeRénov' 2026 des aides à la rénovation énergétique.
BTPNE vous accompagne de l'audit aux travaux : demandez votre devis gratuit
Entreprise familiale tous corps d'état depuis trois générations, basée à Champigny-sur-Marne et certifiée RGE, BTPNE accompagne les propriétaires, bailleurs et copropriétés d'Île-de-France dans leurs projets de rénovation énergétique de bout en bout : analyse du DPE et des recommandations, définition du programme de travaux, isolation thermique, remplacement des menuiseries, modernisation du chauffage et de la ventilation, jusqu'au nettoyage de fin de chantier.
Notre position d'entreprise générale est un atout décisif pour les rénovations d'ampleur exigées par la réglementation 2026 : un seul interlocuteur coordonne tous les corps de métier, ce qui sécurise les délais et la cohérence technique de l'ensemble. Que vous souhaitiez sortir votre bien locatif du statut de passoire thermique avant l'échéance de 2028, valoriser votre patrimoine avant une vente ou simplement réduire vos factures d'énergie, contactez-nous pour un devis gratuit : nous étudions votre projet, chiffrons les travaux et vous orientons vers les aides auxquelles vous avez droit, partout dans le Val-de-Marne et en Île-de-France.
